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LIVE REPORT
Hypocrisy - Soilwork - Amorphis - One Man Army And The Undead Quartet - Scar Symmetry
mardi 25 avril 2006, 19h30, Paris La Locomotive (grande salle).

2006-05-07
Internet est quand même une belle invention. C'est grâce à ce moyen technologique que je sus que l'heure initiale du concert fut avancée (merci au forum d'eCclipse). En effet, j'arrive vers le coup des 18h15, ayant eu vent que le premier groupe commencer à 18h30. Donc, quand j'arrive, je suis surpris par le peu de monde devant la scène, soit une petite vingtaine. Je vais au stand Merchandising quand j'entends que le concert débute.

Scar Symmetry, combo suédois, va donc devoir jouer dès 18h30, alors que le public arrive doucement et pas trop sûrement. Scar Symmetry pratique un Death mélodique assez technique. Les deux guitaristes sont munis d'armes à sept cordes et ils savent les utiliser, eux... Le chanteur, Christian Älvestam, qui n'a plus un poil sur le caillou, alterne voix clair et voix un peu plus Death mais sur la durée, ce ne sera pas toujours avec facilité qu'il le fait. Enfin, rien de bien grave, je vous rassure... Les deux albums du groupe sont bien sûr à l'honneur. Le tout est interprété de façon très carrée et très fluide. C'est un peu dommage qu'un des deux guitaristes occupe l'espace sonore entre les morceaux en déconnant car on entend pas clairement les Speechs du vocaliste. Le groupe semble conscient que le peu de monde devant eux soit dû à une autre raison que celle qu'ils soient sur scène. Après nous avoir énoncé le nom des groupes restant à se produire pour la suite de la soirée, le groupe nous quitte. Il y a eu "Slaves To The Subliminal" de joué ou encore "Chaosweaver". Le son est un peu moyen comme souvent pour les premiers groupes jouant en tout premier avant quatre autres groupes. Set sympathique et groupe à revoir, pour ma part si je le peux. A 19h00, c'est déjà fini.

19h15,
One Man Army And The Undead Quartet, que je vois pour la seconde fois cette année, après la première partie de Children Of Bodom en janvier dernier, à l'Elysée Montmartre, semble assez sûr de lui en entamant leur set. Johan Lindstrand, anciennement dans The Crown, a toujours ce look, le faisant ressembler à un clochard, mais ça ne l'empêche pas d'assurer fort bien en tant que leader. Musicalement c'est Thrash, mais la voix est Death. Les soli de guitare sont rudement bons, en tous les cas. Les morceaux, de leur unique album, s'enchaînent avec une facilité assez déconcertante. Je profite de la fin du set pour aller acheter leur album. Ce n'est pas super original, mais bien cool à écouter.

Amorphis arrive sur les coups de 20h après une intro samplée assez atmosphérique comportant de l'acoustique. Pas mal de gens semblent impatients de les voir. Le chanteur, Tomi Joutsen, a un micro vintage argenté et le groupe semble bien dans son trip. Les morceaux couvrent la majeure partie de leurs albums alternant donc chansons bourrines avec d'autres plus tranquilles. Les lights sont assez géniaux durant leur set et collent bien aux différentes ambiances des morceaux. La voix de Tomi est très puissante. Le claviériste est presque caché par le guitariste situé à droite. Celui ci se retourne parfois, donc étant dos au public, afin de faire face à son collègue caché. Tomi, qui a de longs cheveux Dreadlockés, communique souvent avec nous, son public, nous disant qu'il désire plus d'action ou nous remerciant beaucoup tel son "Paris Rise !!", ou son incitation à nous faire taper dans nos mains. Lui aussi, nous parle du reste de l'affiche en nous signalant que ce concert est le dernier de la tournée. Le groupe nous remercie vivement à son sortir de scène. Musicalement, bien que je connaisse assez peu Amorphis, les instrumentistes jouent rudement bien tant dans les parties violentes que celles plus tranquilles... Les titres "Leave Scar", "Smoke", "Alone", "Against Widows", "The Castaway", "Under A Soil And Black Stone", "House Of Sleep" ou encore "In the Beginning" furent joués.

Il est 21h30 et Soilwork arrive en terrain conquis dès le début de sa prestation. Le Belge Dirk Verbeuren, également dans Scarve, prouve une fois de plus qu'il est des meilleurs batteurs au monde dans ce style. Le chanteur Bjorn semble un peu fatigué en début de set, mais il n'en est finalement rien - peut-être avait-il besoin d'un échauffement ? Il a bien assuré, même sur les morceaux les plus anciens et violents du groupe, joués en fin de set. Le bassiste, n'est vraiment pas à jeun et son micro ne fonctionne pas. Quand Bjorn et lui montent parfois sur les retours pour mieux appréhender les spectateurs, j'ai presque peur qu'il se vautre dans le public mais bon, ça n'est pas arrivé. Les lights, sont là aussi de toutes beautés avec différentes couleurs et également des formes diffusées au plafond. Un rappel, euh qui n'en fût pas vraiment un, clôture le set : le groupe se contentant de quitter les planches puis de revenir les fouler très rapidement. Le bassiste finira par se jeter dans la foule. Le son est vraiment nickel tout le long du show. Beaucoup de ''Stage Diving'' dans l'assistance, notamment chez les filles !! Encore une fois, le groupe nous annonce que c'est la dernière date de leur tournée et nous donne rendez vous plus tard.

Setlist : Follow The Hollow/ Rejection Role/ One With The Flies / Bastard Chain / Stabbing The Drama / Light The Torch / Chainheart Machine / Nerve / Bringer / Stalemate
Rappel : Million Flame / As We Speak.


Peter/Hypocrisy

22h45 et Hypocrisy monte sur scène sur le son d'une musique de film ressemblant à une composition de Hans Zimmer, suivi d'un cri. Je ne sais pas si vous les avez déjà vus live, les musiciens d'Hypocrisy mais ils ont une aura assez étonnante. Peter, le chanteur guitariste producteur, a une voix avec effets et assure son rôle de bout en bout. J'ai vu deux accidents de ''Stage Diving'' durant le set dont une personne chauve qui avait l'air de bien avoir très mal... Leur Death mélodique arrache vraiment, comme il faut. Leurs tubes s'enchaînent tels "Roswell 47", "Eraser", "Penetralia", ou "Killing Art" mais franchement j'aurais bien voulu encore d'autres titres... A 23h30, un rappel, qui comme celui du groupe précédent, ne fut pas trop long entre le départ et le retour sur les planches... Peter nous dit que Paris est grand, non pas à cause de ses Sex Shops situés pas loin de la salle, mais grâce à nous, son public. Le set se terminera sur "The Final Chapter". Une encore fort bonne soirée placée sous le signe des décibels.

David110869, Photos : Alex ''Hypocrisy'' Mitram


Hypocrisy