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2006-05-07
Internet est quand même une belle invention.
C'est grâce à ce moyen technologique que je sus que l'heure initiale
du concert fut avancée (merci au forum d'eCclipse). En effet, j'arrive
vers le coup des 18h15, ayant eu vent que le premier groupe commencer
à 18h30. Donc, quand j'arrive, je suis surpris par le peu de monde
devant la scène, soit une petite vingtaine. Je vais au stand Merchandising
quand j'entends que le concert débute.
Scar
Symmetry,
combo suédois, va donc devoir jouer dès 18h30, alors que le public
arrive doucement et pas trop sûrement. Scar
Symmetry pratique un Death
mélodique assez technique. Les deux guitaristes sont munis
d'armes à sept cordes et ils savent les utiliser, eux... Le chanteur,
Christian Älvestam, qui n'a plus un
poil sur le caillou, alterne voix clair et voix un peu plus Death
mais sur la durée, ce ne sera pas toujours avec facilité qu'il le
fait. Enfin, rien de bien grave, je vous rassure... Les deux albums
du groupe sont bien sûr à l'honneur. Le tout est interprété de façon
très carrée et très fluide. C'est un peu dommage qu'un des deux
guitaristes occupe l'espace sonore entre les morceaux en déconnant
car on entend pas clairement les Speechs du
vocaliste. Le groupe semble conscient que le peu de monde devant
eux soit dû à une autre raison que celle qu'ils soient sur scène.
Après nous avoir énoncé le nom des groupes restant à se produire
pour la suite de la soirée, le groupe nous quitte. Il y a eu "Slaves
To The Subliminal" de joué ou encore
"Chaosweaver". Le son est un peu moyen comme souvent
pour les premiers groupes jouant en tout premier avant quatre autres
groupes. Set sympathique et groupe à revoir, pour ma part si je
le peux. A 19h00, c'est déjà fini.
19h15,One
Man Army And The Undead Quartet,
que je vois pour la seconde fois cette année, après la première
partie de Children Of Bodom en janvier
dernier, à l'Elysée Montmartre, semble assez sûr de lui en entamant
leur set. Johan Lindstrand, anciennement
dans The Crown, a toujours ce look,
le faisant ressembler à un clochard, mais ça ne l'empêche pas d'assurer
fort bien en tant que leader. Musicalement c'est Thrash,
mais la voix est Death. Les soli de
guitare sont rudement bons, en tous les cas. Les morceaux, de leur
unique album, s'enchaînent avec une facilité assez déconcertante.
Je profite de la fin du set pour aller acheter leur album. Ce n'est
pas super original, mais bien cool à écouter.
Amorphis arrive sur les coups de 20h
après une intro samplée assez atmosphérique comportant de l'acoustique.
Pas mal de gens semblent impatients de les voir. Le chanteur, Tomi
Joutsen, a un micro vintage argenté et le groupe semble bien
dans son trip. Les morceaux couvrent la majeure partie de leurs
albums alternant donc chansons bourrines avec d'autres plus tranquilles.
Les lights sont assez géniaux durant leur set et collent bien aux
différentes ambiances des morceaux. La voix de Tomi
est très puissante. Le claviériste est presque caché par
le guitariste situé à droite. Celui ci se retourne parfois, donc
étant dos au public, afin de faire face à son collègue caché. Tomi,
qui a de longs cheveux Dreadlockés, communique souvent avec nous,
son public, nous disant qu'il désire plus d'action ou nous remerciant
beaucoup tel son "Paris Rise !!",
ou son incitation à nous faire taper dans nos mains. Lui aussi,
nous parle du reste de l'affiche en nous signalant que ce concert
est le dernier de la tournée. Le groupe nous remercie vivement à
son sortir de scène. Musicalement, bien que je connaisse assez peu
Amorphis,
les instrumentistes jouent rudement bien tant dans les parties violentes
que celles plus tranquilles... Les titres "Leave
Scar", "Smoke", "Alone",
"Against Widows", "The
Castaway", "Under A Soil And
Black Stone", "House Of Sleep"
ou encore "In the Beginning"
furent joués.
Il est 21h30 et Soilwork arrive en
terrain conquis dès le début de sa prestation. Le Belge Dirk
Verbeuren, également dans Scarve,
prouve une fois de plus qu'il est des meilleurs batteurs au monde
dans ce style. Le chanteur Bjorn semble
un peu fatigué en début de set, mais il n'en est finalement rien
- peut-être avait-il besoin d'un échauffement ? Il a bien assuré,
même sur les morceaux les plus anciens et violents du groupe, joués
en fin de set. Le bassiste, n'est vraiment pas à jeun et son micro
ne fonctionne pas. Quand Bjorn et lui
montent parfois sur les retours pour mieux appréhender les spectateurs,
j'ai presque peur qu'il se vautre dans le public mais bon, ça n'est
pas arrivé. Les lights, sont là aussi de toutes beautés avec différentes
couleurs et également des formes diffusées au plafond. Un rappel,
euh qui n'en fût pas vraiment un, clôture le set : le groupe se
contentant de quitter les planches puis de revenir les fouler très
rapidement. Le bassiste finira par se jeter dans la foule. Le son
est vraiment nickel tout le long du show. Beaucoup de ''Stage
Diving'' dans l'assistance, notamment chez les filles !!
Encore une fois, le groupe nous annonce que c'est la dernière date
de leur tournée et nous donne rendez vous plus tard.
Setlist : Follow The Hollow/ Rejection Role/
One With The Flies / Bastard Chain / Stabbing The Drama / Light
The Torch / Chainheart Machine / Nerve / Bringer / Stalemate
Rappel : Million Flame / As We Speak.
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22h45
et Hypocrisy monte sur scène sur le
son d'une musique de film ressemblant à une composition de Hans
Zimmer, suivi d'un cri. Je ne sais pas si vous les avez déjà
vus live, les musiciens d'Hypocrisy
mais ils ont une aura assez étonnante. Peter,
le chanteur guitariste producteur, a une voix avec effets et assure
son rôle de bout en bout. J'ai vu deux accidents de ''Stage
Diving'' durant le set dont une personne chauve qui avait
l'air de bien avoir très mal... Leur Death
mélodique arrache vraiment, comme il faut. Leurs tubes s'enchaînent
tels "Roswell 47", "Eraser",
"Penetralia", ou "Killing
Art" mais franchement j'aurais bien voulu encore d'autres
titres... A 23h30, un rappel, qui comme celui du groupe précédent,
ne fut pas trop long entre le départ et le retour sur les planches...
Peter
nous dit que Paris est grand, non pas à cause de ses Sex
Shops situés pas loin de la salle, mais grâce à nous, son
public. Le set se terminera sur "The Final
Chapter". Une encore fort bonne soirée placée sous le
signe des décibels.
David110869, Photos : Alex ''Hypocrisy''
Mitram
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