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----------------> Ryo Okumoto,
Alan Morse ------------------------------------------------------------------------>
Mike Portnoy (Dream Theater), Nick D'Virgilio
& Jimmy Keegan
Il y a tout juste 2 ans, le label Inside
Out célébrait un anniversaire par une tournée regroupant
The Califronia Jam Trio, Enchant
et Spock's Beard.
Cette affiche avait fait escale par l'Elysée
Montmartre et Spock's Beard,
malgré un set court (90 minutes), avait réussi à prouver que sans
Neal Morse le groupe demeurait un
incontournable du genre Progressif.
Un concert de Spock's Beard peut s'apparenter
à une recette dont les ingrédients sont : passion, engagement, humour,
virtuosité, diversité, dynamique le tout saupoudré d'une grosse
dose de bonne humeur. Ce concert étrangement programmé en plein
après-midi, est l'occasion pour le groupe de se rattraper de la
durée de son précédent set parisien mais également de sa non venue
en France en mars dernier. Chose que le groupe va faire plutôt deux
fois qu'une ! En effet ceux sont 2 h 30
de musique qui sont prévues au programme, ainsi qu'une surprise
sur laquelle nous reviendrons en fin de set.
Le groupe puise en toute logique majoritairement dans son dernier
album "Octane" (dont la quasi-totalité
sera jouée) mais fait également la part belle aux albums "The
Kindness Of Strangers" et "The Light".
Le concert débute par ''A Flash Before My
Eyes'', suite de titres indépendants mais liés par une histoire,
qui nous offre déjà de nombreux bons moments comme l'intro vitaminé
''The Ballet Of Impact'', sur laquelle
Nick D'Virgilio rentre en scène derrière
la batterie, l'énergique ''Surfing Down The
Avalanche'', la ballade ''She Is Everything''
et la reprise des thèmes principaux dans
''Of The Beauty Of It All''. Le groupe reste sérieux pendant
l'interprétation de ce titre mais va se lâcher tout de suite après.
Pour décoincer l'ambiance rien de tel qu'un vieux Medley
des familles avec ''Good Don't Last/Strange
World''.
Le public connaisseur exulte dès les premières notes et les membres
du groupe commencent à faire les mariols.
Alan Morse s'amuse toujours avec ses poses de Guitar-hero
(qui ne joue qu'aux doigts) qui semblent presque être ironiques.
Nick D'Virgilio tantôt derrière la
batterie et tantôt derrière le micro avec ou sans guitare, s'amuse
également beaucoup avec certaines blagues et une façon d'insister
particulièrement sur l'horaire peu habituel du concert d'aujourd'hui.
Dave Meros reste toujours discret,
tandis que son partenaire rythmique, le frêle mais non moins gros
cogneur Jimmy Keegan, profite également
de la moindre occasion pour manifester sa joie.
La mascotte du groupe reste toujours le claviériste Ryo
Okumoto, qui martyrise avec conviction ses claviers, qui
se retrouveraient d'ailleurs dans le décor sans la bienveillance
d'un Roadie là pour les rattraper.
Ryo se retrouvera même soulevé par
Nick à un moment
crucial du concert et les 2 clowns
grimperont sur les racks du japonais manquant de tout faire tomber.
A la fin de ''Strange World'', le groupe
demande au public de faire des rires forcés pour reproduire ceux
présent sur la version studio. Ryo
s'adonne alors à une série de phrases en japonais, qu'évidemment
seul lui comprend et semble se moquer de Nick
D'Virgilio. Poilant !
Le groupe enchaîne sur l'instrumental ''NWC'',
où Ryo (encore lui !) prend sa guitare/clavier
pour défier Alan Morse comme dans un
combat de Sumo. La suite du morceau
voit Jimmy Keegan et Nick
D'Virgilio s'affronter à leur tour mais à la batterie pour
le fameux solo à deux, déjà présent sur la précédente tournée du
groupe. Et voilà comment faire d'un titre passable en studio, un
grand moment live. Retour dans le temps pour l'interprétation de
''Go The Way You Go'', tiré du premier
album du groupe et qui reçoit de la part de la foule l'accueil que
l'on réserve aux classiques. La Locomotive
reprend en chœur le refrain de la chanson avec passion puis on passe
ensuite à un instrumental qui figurera sur le prochain album solo
d'Alan Morse et qui sert donc ici plus
où moins d'intermède solo où le guitariste peut exprimer son art.
Toutefois ce titre laisse plutôt froid le public et ne donne pas
spécialement envie de se plonger dans ce futur album solo.
C'est ensuite au tour de Ryo Okumoto
de faire son solo. Dans la grande tradition de ses solos, ce dernier
se révèlera assez ennuyeux et restera davantage l'occasion de voir
Ryo faire le pitre. 2 mauvais points
donc, coup sur coup, mais le groupe rebondit de la plus belle des
manières avec le jouissif ''At The End Of
The Day'' tiré de l'excellent "V".
Sur ce titre tout le savoir faire du groupe est exposé, bons riffs,
de belles mélodies accrocheuses avec des chœurs et un joli refrain.
Au milieu du morceau c'est Dave Meros
qui bénéficie d'un solo de basse, et s'en sort au passage beaucoup
mieux que ses partenaires Alan et Ryo.
Une fois la fin épique du morceau atteinte, pour ce qui constitue
le point culminant du concert, Nick
et Alan prennent chacun une guitare
acoustique. Nous avons donc le droit à un joli Medley
composé de ''Carry On'', mais surtout
du milieu de ''The Doorway'' qui voit
donc Nick remplacer
Neal Morse pour la célèbre partie
acoustique autrefois interprété de façon très complice entre
les 2 frères Morse.
En 2003 Nick avait peiné quelque peu
sur ce passage, mais il passera ici à merveille et la complicité
entre Nick et Alan
semble également très présente. Le groupe continue sur sa lancée
acoustique avec la jolie ballade d'"Octane"
: There Was A Time''. Après un ''Harm's
Way'' qui fait plaisir, le groupe quitte la scène sur le
joyeux et entraînant ''As Long As We Ride''.
Lorsqu'il revient, c'est avec une bonne surprise.
On peut voir un individu caché derrière des lunettes noires prendre
possession de la batterie de Nick D'Virgilio.
Présent la veille au concert d'Oceansize,
ce batteur n'est nul autre que Mike Portnoy
qui profite de quelques jours de repos pour venir taper le bœuf
avec ses amis de Spock's Beard. Evidemment
La Locomotive réserve une belle ovation
au batteur de Dream Theater, qui n'a
pas du mettre les pieds ici depuis son premier concert parisien.
Mike Portnoy jouera donc ce dernier
titre avec le groupe, et quel titre ! Tout simplement ''The
Light'', une des suites épiques les plus populaires du groupe.
Portnoy attire tellement l'attention
qu'on en oublie presque la splendeur de ce titre riche en émotions
pures.
Voilà, le concert et déjà fini, et le temps est passé encore trop
vite, même si cette fois on ne peut pas reprocher au groupe de ne
pas avoir joué assez longtemps. Certes Neal
Morse n'est plus là et sa voix manque quelque peu, certes
Ryo ne palie pas totalement tout seul
à l'absence des claviers de Neal Morse,
mais Spock's Beard est tout de même
un groupe hors norme qui offre un concert varié, riche et dynamique.
Vous ajoutez à cela la grosse cerise sur le gâteau avec la présence
de Mike Portnoy et vous obtenez tout
simplement un des meilleurs concerts de l'année.
Lorenzo (Heavymusic.free.fr)
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