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La
discrète chanteuse Robert était en concert
à l'Olympia en ce dimanche 05 février.
Celle qui chantait : "Elle se promène …sur
la bande FM" n'inonde pas nos ondes ni le paysage télévisuel.
Robert est la preuve que l'on peut se
faire rare du côté des médias et avoir un public fidèle qui nous
suive au point de faire les salle parisiennes les plus sympathiques.
Une première partie que je qualifierais poliment de bizarre...
Pour résumer : un rideau blanc forme
une sorte de cornet de glace. Au dessus de ce cornet, des coussins
qui se mettent à s'envoler comme des ballons sur une musique électronique.
Peu à peu le rideau-cornet se déplie, et des formes sont projetées
dessus. Un personnage vient prendre un pan et s'enroule plus ou
moins dedans… Et ça dure et ça dure… Et ça dure au moins 20 minutes.
Ça dure et ça saoule, dans la salle, ça commence à siffler, à sortir
dans le hall, bref vivement l'arrivée de Robert.
Toutes les bonnes choses ont une fin, les moins bonnes également
et heureusement.
Un entracte, qui permet de laisser arriver les derniers spectateurs
et de voir à la lumière qui compose le public de Robert.
L'éclectisme est au rendez vous dans la salle, c'est agréable ce
mélange des profiles. Tous les styles, tous les âges sont réunis.
Des lycéennes habillées de tulle, aux sexagénaires très Bcbg
en passant par les "Métalleux" ou un
public homosexuel… Robert touche tout le monde et c'est
tant mieux.
Robert va enchaîner 24 titres pendant
1h45 de concert. Robert, l'ex danseuse classique
aux 4 albums est entourée sur scène de 7 musiciens. 2 violons, 1
violoncelle, 1 flûte, 1 batteur, 1 clavier, 1 bassiste. Habillée
d'une ample robe blanche signée Gilles
Uzan, Robert nous offrira un concert en toute simplicité.
Sa voix frêle et forte à la fois (elle chante quasiment tout
le temps en voix de tête) et son style musical sont tout
simplement inclassables. On ne peut pas ranger Robert dans un casier, on ne peut pas lui coller
d'étiquette, un mélange de style classique, de variété, de Pop…..
Robert l'originale est hors du temps.
Des textes très réalistes bien que particuliers, souvent imagés,
Robert y parle de la vie, de l'amour, de la mort.
Dès la 4ème chanson, Robert attaque son
titre le plus connu : "Elle se promène",
puis "Sans domicile fixe" deux
singles issus du 1er album "Sin". Sur la partie droite de la scène (les
musiciens occupent la partie gauche), un écran de 5m projette de
belles images, ou permet à l'interprète d'apparaître derrière dans
un jeu d'ombre. Se succèdent des titres des albums "Princesse de rien" et "Celle qui tue".
Robert communique aisément avec son public, plaisante….
Moins que d'habitude signalent les habitués (eh beh qu'est ce que
ça doit être les autres fois). Robert elle - même précise, amusée, qu'on lui
a demandé de bien se tenir à l'Olympia
et d'être "sage".
La fin approche, "Les jupes",
autre single très attendu du public présent sur le 1er album, retenti.
Sacha Bourdo (comédien) présent pour interpréter
un titre avec Robert.
Robert interprète ensuite le titre marquant
"Requiem pour une sœur perdue",
dont la romancière Amélie Nothomb* a
écrit le texte et présent sur le dernier album : "Unutma"**.
Autre titre fort du 4ème album: "La malchanceuse"
dans une version plus longue pour l'occasion.
Robert est à voir en concert pour ceux qui n'aurait
pas encore eu l'occasion. C'est un genre musical à explorer, un
talent artistique indiscutablement plaisant. Un beau spectacle,
d'une sobriété élégante.
Blood.
Infos + : http://www.robertlesite.net/
· Amélie Nothomb a romancé la bio de
la chanteuse Robert intitulée "Robert
des noms propres"
· ** "Unutma" album composé par Mathieu Saladin écrit en partie par Amélie Nothomb.
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