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Voici
une affiche bien alléchante :
Opeth + Extol. D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé,
venu en masse remplir une Locomotive
comme il y a 2 ans pour la venue des Suédois lors de la tournée
"Deliverance".
Extol, groupe norvégien qui a sorti un superbe album "The
Blueprint Dives" en début d'année, est déjà passé à Paris
en compagnie de Mastodon en mars dernier
mais sans convaincre, on peut même dire en décevant un petit peu.
Cette fois ci, le groupe a joui d'un son impeccable et le guitariste
Ole Halvard Sveen (déchaîné ce soir
là) a cette fois-ci très bien chanter. Et du coup cela change tout.
Le groupe, qui était plus en forme et certainement plus motivé par
une Locomotive pleine que par une Boule
Noire en mars dernier, a tout simplement délivré un superbe
concert aux allures de tête d'affiche. Le set du groupe est toujours
très appuyé sur son dernier album à l'exception d'un vieux titre
Paralysis, beaucoup plus brutal et
qui laisse l'excellent batteur David Husvik
montrer toute l'étendue de son talent. Aujourd'hui le groupe offre
plutôt une sorte de mélange original entre du Post
Hardcore, du Rock Progressif
et même une pointe d'alternatif avec le single
Pearl. Le groupe ne manque pas d'affirmer sans crainte ses
convictions religieuses au cours du set et la messe se termine par
l'apocalyptique "The Deat Sedative".
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Chez
Opeth il y a désormais un nouveau membre
et un nouveau instrument : Per le claviériste
des Spiritual Beggars. Son apport évident
sur le nouvel album du groupe, s'avère également intéressant sur
les anciens titres ("The Drapery Falls,
Face Of Melinda, Blackwater Park, Demon Of The Fall")
auxquels il rajoute un gros plus avec ses sons distordus type Hammonds
ou bien avec la douceur de son faux Mellotron.
L'excellent Martin Lopez est malade
et par conséquent malheureusement absent. Son remplacent homologue
Martin de Bloodbath
se débrouille plutôt bien, malgré un léger manque de feeling sur
les parties plus subtiles du groupe et malgré certains breaks simplifiés,
toutefois nous ne pouvons que nous inclinez devant sa prestation,
car digérer du Opeth en si peu de temps
ne doit pas être tache aisée ! Le son quelque peu brouillon au début
pendant les parties saturées deviendra plutôt bon par la suite.
Mike chante vraiment à la perfection
avec encore plus d'aisance et d'émotion que par le passé et Growle
comme un damné. D'humeur donc humoristique, le chanteur/guitariste
nous aura gratifié de bons fous rires comme lorsqu'il déclare :
"Il y a des suédois dans la salle…malheureusement !" Ou
bien encore lors de la présentation des membres du groupe pendant
une jam sur le "No Quarter" de
Led Zeppelin : "A la basse voici en réalité Martin
Lopez dans un costume de Martin Mendez",
"Notre batteur, il a l'air un peu frêle, il est peut être un
peu moche mais il ne coûte pas cher !". Le concert du groupe
démarre étrangement par "The Baying Of
The Hounds", nouveau titre certes excellent mais pas
franchement adéquat pour commencer. Opeth
livre ensuite une des premières raretés de la soirée avec "When",
issue de l'album "My Arms, Your Hearse"
et la foule exulte.
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Après
un "Deliverance" qui est
désormais un gros classique des suédois, Opeth
livre les 2 meilleurs titres de "Damnation"
avec tout d'abord "In My Time Of Need"
sur lequel Per se fait plaisir
en jouant un solo supplémentaire et où le public, à la demande de
Mike, participe vocalement. "Rid
The Desease" suit avec autant d'émotion. Mike
déclare que le prochain morceau est un parfait mix entre du Death
Metal et du "Cock Rock" et le
groupe balance ce qui semble désormais être son titre emblématique
: "The Drapery Falls". Le
public reçoit cette pièce somptueuse issue de "Blackwater
Park" comme il se doit avant d'être confronté au nouveau
single du groupe "The Grand Conjuration"
qui assassine l'audience. Quand Micheal annonce
un titre extrait d'un album sous estimé s'appelant "Still
Life", plusieurs noms fusent dont le plus présent sera
"The Moor". Ce sera la belle
ballade "Face Of Melinda"
qui sera jouée avec beaucoup d'émotion dans la voix de Mike.
Pour se retirer le groupe livre au public un titre qu'il n'a jamais
joué à Paris auparavant, un parfait tempo 4/4 d'après Mike
qui dit avec humour : j'espère que vous avez bien échauffer votre
cou car ce genre de tempo est idéal pour Headbanger
et avec ce titre cela va durer 10 ou 12 minutes. "Blackwater
Park" suit donc acclamé par le public, logiquement surpris
et ce de façon fortement agréable. Vu l'efficacité du titre en concert
on peut se demander pourquoi il a été boudé si longtemps, sans doute
car la concurrence sur cet album est trop grande. Evidemment Opeth
revient sur scène, et après une jam sympathique sur "No
Quarter" d'un dirigeable bien connu, qui est surtout
l'occasion de présenter le groupe avec humour comme vu plus haut,
les Suédois délivre une dernière cartouche avec le traditionnel
"Demon Of The Fall". Concert
tout simplement grandiose, certains anciens seront sans doute déçus
de l'absence de morceaux des 2 premiers albums (chose relativement
amorcée lors de la précédente tournée du groupe), mais également
de cette intimité rompue par une horde de jeunes fans hystériques.
En ce qui me concerne le rendez vous est pris en décembre pour un
nouveau concert à Paris.
Par Lorenzo@heavymusic.free.fr -
Heavymusic
Setlist
Opeth :
01-The Baying Of The Hounds
02-When
03-Deliverance
04-In My Time Of Need
05-To Ride The Disease
06-The Drappery Falls
07-The Grand Conjuration
08-Face Of Melinda
09-Blackwater Park Encore :
10-No Quarter Jam (Led Zeppelin cover)/Demon
Of The Fall
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